Permaculture, écologie et transition

Se passer de supermarché en février, le défi

Alors que la petite fée du doute se posait sur mon épaule pour me dire que non, les articles que j’avais dans ma liste à publier n’étaient toujours pas assez bon, j’ai décidé d’y aller à l’instinct et de vous partager un article absolument pas préparé. Et je nous lance un défi par la même occasion. 

Vous avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux ces derniers jours des articles mettant au défi de se passer de supermarché en février. Impossible pour vous ? Ou au contraire, cela fait déjà des années que vous avez tourné le dos à ces lieux sans âme pour vous diriger vers les producteurs locaux ? Peu importe où vous en êtes dans la démarche, l’idée ici serait à la fois d’essayer de s’en passer « pour voir », et d’avoir une réflexion ensemble sur le pourquoi s’en passer. Parce que s’il n’y a pas d’enjeu, il n’y a pas de motivation. 

Comme je crois beaucoup en la synchronicité des choses, j’ai aussi choisi de faire cet article car il y a deux semaines, j’ai trouvé ce livre à la médiathèque. Je comptais vous en faire un résumé, le défi tombe donc pile au bon moment !

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Crédit : photo personnelle


Pourquoi se passer de supermarché ?

Ça peut être la première question que vous vous posez en lisant ces lignes : pourquoi diable veux-tu que je me passe de ce lieu où je trouve tout ce dont j’ai besoin, au même endroit ? Ce lieu qui me laisse le choix entre du gruyère râpé premier prix pour les mois de disette et l’emmental à la coupe qui sent bon la montagne quand je gagne au loto ? Ce lieu où je peux perdre mon enfant pendant facilement dix minutes avant qu’il ne soit localisé par un chef de rayon, pendant que moi je fourre un maximum de Kinder Délice au fin fond de mon caddie afin de les boulotter le soir une fois ma progéniture et mon mari endormis ? Ce lieu, enfin, où quand je dépense des sous, en fait, j’en gagne (si, si, j’ai 13,67€ sur ma carte de fidélité, la preuve !) ? 

Il serait trop long d’expliquer en détail le fonctionnement de ce système, mais les supermarchés, bien que partant d’une idée plutôt sympa au départ – nous faire gagner du temps – sont en fait devenus synonymes d’exploitation des agriculteurs, producteurs et maraîchers, de destruction de zones agricoles fertiles, de standardisation des produits (et donc des goûts) et de manipulation du consommateur au détriment de la nature. Ça vous suffit ou j’en remet une couche ? 

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Photo by Bernard Hermant on Unsplash

Alors je vous rassure, même en sachant tout ça, je continue de fréquenter le supermarché du coin. Shame on me. La facilité, le manque de temps, la croyance que cela me coûtera plus cher si je fais autrement, la procrastination (beaucoup, beaucoup de procrastination) : tous ces facteurs, vous les connaissez peut-être aussi. Le supermarché, on en connaît les codes, on s’y retrouve, on sait que de l’un à l’autre, on retrouvera sûrement ce qu’on cherche. Car ils se ressemblent tous (ils le font d’ailleurs exprès). Quand tu pars en vacances, quand tu déménages dans une autre ville, quand tu es invité chez des amis et que tu as oublié le Champomy, BIM ! Le supermarché est là pour être sûr que tu ne perdes pas trop tes repères de bon petit consommateur. 

N’y a-t-il que du mauvais dans les supermarchés ? Certains d’entre eux font des efforts pour mettre régulièrement en avant des producteurs du coin. Ils se mettent aussi au bio, au vrac, aux légumes un peu moches. Ils permettent parfois de faire une bonne action lors d’événements associatifs, comme ceux de La Banque Alimentaire. Certes. Mais il est quand même important de se poser la question : si je paye mon fameux gruyère râpé 1€13, combien est payé le producteur laitier qui me permet de le manger ? 


Comment relever le défi ? 

Pauline, c’est bien beau tout ton discours, mais comment je fais, moi, pour me passer de supermarché ? 

Première étape : en parler aux membres de ta maisonnée. Ton coloc, ton mari, ton chat, tes enfants, ceux qui pourraient être impacté par ce changement. Parce que seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin (voilà, j’ai casé ma première citation bateau). Plus sérieusement, cela va être dur de tenir si ton coloc réclame ses Danette, ton mari ses céréales préférés, ton chat les friandises dont il raffole, et tes enfants leurs brocolis complètement hors saison.

Si ton choix de relever le défi ne fait pas l’unanimité, ne te mets pas non plus la pression. Tu peux faire le défi pour toi, en cherchant à acheter un maximum de produits hors supermarché, tout en satisfaisant les envies de Chocapic de ta tendre moitié. 

Deuxième étape : me suivre sur Instagram. Comment ça, ça sent la nana qui veut gagner des followers ? Je t’explique : j’aime beaucoup Instagram, j’y passe beaucoup trop de temps pour un être humain normalement constitué. MAIS je ne suis pas très à l’aise avec les « stratégies » dont beaucoup de personnes parlent pour pouvoir justement gagner des followers. Poster tous les jours, avoir un compte aux visuels unis et cohérents, faire des stories régulièrement, tout ça ne me parle pas. Je suis plutôt dans l’optique de poster quand j’ai l’inspiration et une photo potable, un alignement de circonstances qui arrive en général une fois tous les 78 jours.

Donc mon défi en contient un deuxième : me passer au maximum de supermarché ET poster tous les jours sur Instagram pour sortir de ma zone de confort et trouver mon propre rythme. En me suivant, je te partagerai comment je vis le défi en direct, les astuces que je mets en place, et les fails qui surviendront inévitablement. 


Et si je n’y arrive pas à me passer de supermarché ?

 C’est la beauté de la chose : si tu n’y arrives pas, ce n’est pas grave. L’essentiel est d’essayer, de prendre du recul sur ta façon de consommer, de savoir ce qui te convient et surtout de prendre conscience que d’autres solutions, meilleures pour l’humain et pour la planète, existent. Si tu commences le défi et que tu craques au bout de trois jours car tu étais à court de papier toilette, c’est OK. Et si c’était pour te racheter des Kinder Délice car ton délicieux chérubin est en pleine crise d’opposition et repeint les murs avec son caca, c’est OK aussi.

Par contre, ne te dis pas après ce craquage que c’est foutu, que tu feras le défi le mois prochain ou l’année prochaine. Je parle en connaissance de cause, car j’ai souvent abandonné en me disant que si je ne le faisais pas parfaitement d’un bout à l’autre, ça ne servait à rien. Si, ça sert. Ça te permettra de savoir quelles sont les choses les plus difficiles à trouver ailleurs pour toi, les obstacles auxquels tu n’avais peut-être pas pensé, les limites que tu n’arrives pas à franchir. Tu en sortiras avec plus de connaissance sur toi-même et sur ta façon de consommer.


Si tu es avec moi sur ce coup-là, je t’invite à me suivre sur Instagram, ainsi que le hashtag #fevriersanssupermarche. N’hésite pas non plus à partager tes réflexions sur le sujet en commentaire. Sur ce, je file vérifier si le Barbu est partant pour le défi !

Développement personnel

Bienvenue

Bienvenue dans La Cabane à Grandir ! Je me présente, je suis Pauline, et pour te poser le tableau, quand j’étais petite, le métier que je notais sur mes fiches de présentation à l’école, c’était écrivain*. Il y a quelques années, j’ai écrit, avec plus ou moins de régularité, quelques articles sur ce blog (tu peux d’ailleurs y découvrir mon petit mot d’adieu). La vie a fait que mes explorations bloguesques ont tourné court, et je n’ai jamais retrouvé le courage et la motivation pour écrire. Jusqu’à aujourd’hui.

Photo by LUM3N on Unsplash

La peur et la comparaison, mères de l’inaction

Pourquoi ne pas avoir écrit plus tôt ? Je suis sûre que tu connais le phénomène qui m’a frappé. Tu es extrêmement motivée sur un projet, puis tu te dis « Et si je n’y arrivais pas ? Et si j’étais nulle ? » Alors tu vas fouiller un peu pour voir ce que d’autres personnes, qui avaient presque la même idée, la même direction que toi, ont fait. Et là tu te dis : « Je n’arriverai jamais à faire aussi bien. En fait, je SUIS nulle. » Le souci, c’est que tu ne peux pas le savoir, car tu n’as encore rien fait. Et puisque que tu n’as rien fait, tu te trouves encore plus nulle. Voilà comment j’ai laissé passer des années avant de revenir sur la toile. Années que j’ai passées à lire les blogs des autres, à les voir traiter des sujets qui me passionnaient, à lire des chroniques de livres que j’avais lu avant qu’ils ne deviennent populaires, à voir passer des projets auquel j’aurai voulu participer mais sans franchir le pas. Au final, des années à ne rien faire (je parle ici d’un point de vue écriture uniquement, pour ce qui est du reste, j’ai avancé, je te rassure, je suis à jour dans mes épisodes de Grey’s Anatomy).

Donc ça, c’était avant. Avant quoi, je ne sais pas. Je pourrais te dire qu’un événement décisif a changé le cours de mon existence, que j’ai reçu l’illumination divine, que j’ai lu LE livre qui a modifié ma vision du monde. Mais non. C’est un jour comme les autres, ma vie est peu ou proue la même qu’hier. J’ai juste décidé que c’était le moment. Et que, même si je n’écris qu’un article et qu’ensuite je jette ce blog aux oubliettes parce que seule ma soeur et mon mari l’auront lu, qu’il en soit ainsi, j’aurais au moins écrit UN article.

Pourquoi ce nom ?

Je me suis longtemps demandée si j’allais garder mon ancien blog, dont le nom continuait à me plaire. Mais j’ai beaucoup changé depuis sa création, mes centres d’intérêts ne sont plus exactement les mêmes (ou plutôt, j’en ai aujourd’hui encore plus) et j’avais aussi besoin d’une coupure, de l’effet « nouveau départ ».

La Cabane, c’est pour moi synonyme de l’enfance, de l’aventure, du bricolage avec les moyens du bord. C’est aussi le lieu où l’imagination peut s’envoler, où nos rêves peuvent devenir réalité.

Grandir, c’est ce que l’on fait tout au long de nos vies. Ce n’est pas réservé qu’aux enfants : nos identités, même si nous croyons parfois le contraire, ne sont pas figées et c’est important de s’en rendre compte, pour se pardonner nos erreurs passées et pour avancer pas à pas.

Photo by KIMO on Unsplash

Ce qui me fait vibrer

C’est bien joli tout ça, mais de quoi vais-je vous parler ? Tout simplement de ce qui me fait avancer dans la vie. De cet équilibre que je peine à trouver entre être une maman et ne pas être qu’une maman. De mon envie de changer le monde à ma manière, en respectant la planète, en aidant mon prochain, en adoptant un mode de vie différent de celui qui domine actuellement. De mon besoin de grandir, en tant que personne, en tant qu’être humain.

Et pour être honnête, ce blog est surtout un immense coup de pied aux fesses, un moyen de partager avec toi qui me lis les changements que je veux entreprendre et de les réaliser enfin, sans oublier les loupés qui vont sans doute se produire.

Tu ne voudras peut-être pas lire tout ce que j’écris. Tu n’es peut-être pas parent, ou écolo, ou intéressée par le développement personnel. Tu ne seras sans doute pas toujours d’accord avec moi. Et c’est une bonne chose, car la richesse naît de nos différences. On veut parfois nous faire croire qu’il y a des modèles précis à suivre pour réussir sa vie. C’est faux. Le seul modèle à suivre, c’est le tien (sauf si tu es un-e psychopathe sanguinaire, cela va sans dire).

Reste un peu, je te promets qu’ensemble, on va rigoler, râler, s’indigner, s’émouvoir, découvrir, et s’aider mutuellement à construire les fondations (et peut-être même les murs !) d’une vie différente, d’un monde différent.

A ton tour ! Dis-moi en commentaires qui tu es, ce que tu souhaites partager, ce que tu viens chercher en me lisant, ce qui te fais avancer ou ce qui te freines aujourd’hui.

*Pour être à 100% honnête avec toi, j’ai par la suite écrit pédiatre (ça faisait plus sérieux, même si ma seule motivation tenait en trois mots : Docteur Doug Ross) puis comédienne (parce qu’en fait Doug Ross = Georges Clooney). Mais quand ma mère me posait la question, ma réponse était plus directe : je veux être millionnaire. Tout simplement.